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Patrick Sainton

circonstances & accidents

 

poser les choses, telles quelles. accéder à cela (donald judd du pauvre) d' instinct.

 

l' oeil la main le corps entier au diapason du matériau, de l' espace.

 

d' où : déconstruire, gâcher, commettre erreur sur erreur.

 

esquinter les mots esquinter les souffles. faire face au blanc.

 

( avec ça on s'y met, on articule, du bout de lèvres, du bout des membres, on s' y met entièrement, engagés à fond dans l' opération pour décontracter, obtenir la série la plus désinvolte, avec nos yeux désinvoltes, comme si de rien n' était. mais de rien n' est en fait.

 

jm gleize (les chiens noirs de la prose) ).

  • Biographie
    Bogdan Pavlovic est un artiste pluridisciplinaire. Il s’exprime à travers la peinture, le dessin, la photographie, la vidéo. Né en 1969 à Belgrade, il travaille à Paris à la Ruche, lieu historique des artistes. Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris,en 1997. Expositions personnelles (sélection): Maison du Roi Pierre Ier de Serbie – Belgrade, Fondation Atelier de Sèvres – Paris, Villa St-Cyr – Paris, Zepter Foundation Gallery – Belgrade, Florence Touber Gallery – Paris, Villa di Bivigliano – Florence. Expositions collectives (sélection): National Automobile Museum MAUTO – Torino, Centre d’Art Contemporain 6b – St Denis, Chapelle Saint Sauveur – Issy les Moulineaux, Musée de la Carte à Jouer – Issy les Moulineaux, Centre d’Art Contemporain La Plateforme – Paris, Bourse de Commerce de Paris, Orangerie du Sénat – Paris, Karlskrona Kunsthall – Sweden, Coprim Fondation -Paris. Ses œuvres se trouvent dans les collections suivantes: Lefranc & Bourgeois, Rado France, Zepter International, Opel France, Aéroports de Paris, Musée d’Art Contemporain Belgrade, Musée de La Ville de Belgrade. 2001 L’affiche du film “SUPER 8 STORIES” d’Emir Kusturica. 1994 Décoration de la maquette de l’OPEL “ Tigra ”, GENERAL MOTORS, Salon d’Automobiles – Paris
  • Interview pour la presse Brésilienne
    Par Marilane Borges /Correspondance Magazine, l’édition de Décembre 2014 – Janvier 2015/ Marilane Borges : Pourriez-vous nous parler de vos créations et racontez cette belle histoire? Bogdan Pavlovic : Comme beaucoup de garçons de ma génération, dans ma jeunesse j’ai grandi dans la culture de la bande dessiné. Une bande dessinée a particulièrement influencé le monde visuel auquel j’ai aspiré. C’était Corto Maltese de Hugo Pratt. Je pensais devenir un jour illustrateur ou dessinateur de bande dessinée. M.B. : Depuis quand vous travaillez en tant qu’artiste? Comment et quand tout a commencé? B.P. : J’ai commencé à faire la peinture, tardivement, pendant mes études à l’Ecole des Beaux Arts à Paris. J’avais 24 ans. J’ai vite compris qu’une grande source d’inspiration se trouvait dans le monde visuel acquis dans ma jeunesse. A travers un monde narratif occupé par les cartes géographiques, les avions, les aventures des grands explorateurs, animaux, voyages extraordinaires, j’avais l’intention de toucher les questions d’aujourd’hui ; problèmes écologiques, polarisations politiques, économiques etc. M.B. : Quel type d’idée vous vous imprégnez pour composer vos tableaux? B.P. : Plus tard, avec l’âge et l’expérience j’ai commencé à me débarrasser de la narration. J’ai commencé à chercher la réalité du monde existant et m’intéresser à la photographie et aux sujets qui concernent le quotidien. Autrement dit la question que je me pose est : quelle est la réalité de l’instant présent ? M.B. : Pourriez-vous nous parler de votre processus de travail pour la composition de vos créations? B.P. : La photographie, étant le medium visuel le plus proche de la réalité, était le point de départ pour mes recherches picturales. Au début, j’ai recherché des photos historiques, après les photos ordinaires neutres provenant de l’internet. Aujourd’hui je m’inspire de mes propres photos pour mes créations. M.B. : Comment est née l’idée de travailler avec les différents types de toile? B.P. : A part le virage dans ma création concernant les sujets et le chromatisme qui est devenu plus minimal et plus pur, j’ai fait la découverte d’un support nouveau. C’était le feutre. Il est bien connu que les artistes comme Joseph Beuys et Robert Morris ont utilisé ce matériel pour leurs créations tri- dimensionnelles, mais je ne connais pas d’artistes qui ont utilisé le feutre comme support pour de la peinture, de moins de façon systématique. M.B. : D’où vient votre passion pour ce matériel? B.P. : Après le retour des tableaux d’une exposition je me suis trouvé avec une grande quantité de feutre dans lequel mes tableaux étaient emballés. J’ai commencé à utiliser ce matériel parce que ses qualités crues comme sa structure, sa texture absorbante et sèche, m’ont tout de suite intriguée. Une rencontre de hasard avec un nouveau matériel à provoqué une nouvelle aventure picturale. La procédure de travail à changé radicalement, car dans les peinture faites sur le feutre le support joue un rôle aussi importante que les surfaces peintes. Donc, ces œuvres, gestuelles et expressives sortent du cadre de ce que l’on peut appeler « la peinture » d’une manière classique. D’autre part nous avons l’impression que l’œuvre elle-même est en train de se créer devant nos yeux et que le rôle du spectateur est de l’achever lui-même, mentalement. M.B. : Quelle est votre relation dans la vie avec l’art contemporain? B.P. : Nous vivons dans le monde d’images. Tout peut devenir une inspiration pour la création. Je pense que le rôle d’un artiste est de modifier, de changer, d’inventer et de réinventer le monde d’images, tout en se focalisant sur ce qui est essentiel pour lui. M.B. : Comment vous choisissez vos sujets artistiques? B.P. : Pour créer on peut partir de choses simples : une couleur, un sentiment, une lumière sur une photo ou dans une situation réelle. Après, il y a le mouvement du corps ou l’atmosphère d’un objet ou un espace, son caractère psychologique et visuel. Le choix des sujets peut être intellectuel ou intuitif. Dans mon cas il est les deux à la fois. M.B. : Quels sont vos prochains projets? B.P. : Une exposition personnelle en Slovénie en décembre 2014 dans une galerie, une exposition collective à Paris dans un Centre d’Art contemporain en mars 2015 et une exposition personnelle à Belgrade, Serbie dans un Centre d’Art, anciennement demeure du Rois Pierre Ier de Serbie, en avril 2015. M.B. : Qu’est-ce qui vous inspire au quotidien? B.P. : Le sentiment de l’existence unique dans le présent et son mouvement. M.B. : Selon vous, qu’est-ce que l’art ? B.P. : Pour moi le mot l’art est directement lié au mot jeux. L’art commence et se termine dans l’acte même de la création. Après, son « produit » : une œuvre d’art, est une réalité différente, une réalité matérielle, physique, qui n’appartient plus à l’artiste. M.B. : Si seulement vous pouviez avoir trois rêves pour vos créations, lesquels choisiriez-vous? B.P. : Je n’ai pas de rêves particuliers ni de vœux pour mes créations, seulement pour les gens réels qui comptent pour moi.
  • Médias
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Galerie d'œuvres

Autoportrait de tout le monde 1

Patrick Sainton

2008

Huile, collage, scotch sur papier

Autoportrait de tout le monde 4

Patrick Sainton

2008

Huile sur papier

Poèmes tombés 25

Patrick Sainton

2020

Huile sur papier

Poèmes tombés 28

Patrick Sainton

2021

Huile sur papier

Autoportrait de tout le monde 2

Patrick Sainton

2008

Huile sur papier

Autoportrait de tout le monde 5

Patrick Sainton

2008

Encre de Chine sur papier

Poèmes tombés 26

Patrick Sainton

2019

Huile sur papier

Poèmes tombés 29

Patrick Sainton

2019

Huile sur papier

Autoportrait de tout le monde 3

Patrick Sainton

2008

Huile, collage, scotch sur papier

Poèmes tombés 24

Patrick Sainton

2020

Huile sur papier

Poèmes tombés 27

Patrick Sainton

2020

Huile sur papier

Poèmes tombés 30

Patrick Sainton

2021

Huile sur papier

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